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Sommation du ministre Wang Yi… !

ENTREPRISES CHINOISES à MADAGASCAR- Le ministre chinois des Affaires Etrangères a déclaré, lors de son passage à Madagascar, que les entreprises chinoises qui s’expatrient et qui s’établissent sont invitées par le gouvernement chinois de respecter les lois et règlements de leur pays d’accueil.

R.R

«Nous demandons aux entreprises chinoises de respecter les lois et règlements locaux, les us et coutumes locaux, et d’assumer leur responsabilité sociétale, de respecter l’environnement ». C’est en ces termes que le ministre chinois des Affaires Etrangères, Wang Yi, a réagi, samedi dernier, à propos des différents cas des entreprises chinoises qui sont entrées en conflit avec les communautés locales. Comme le cas Soamahamanina.
Le gouvernement chinois ne renie pas les faits qui incriminent leurs entreprises qui s’expatrient, mais affirme avoir déjà pris les mesures nécessaires et conventionnelles avant leur départ de leur pays d’origine. En tout cas, le ministre malgache des Affaires Etrangères en a informé son homologue chinois Wang Yi, de passage à Antananarivo le week-end dernier, sur le respect des engagements sociaux et environnementaux des entreprises chinoises. « Nous avons discuté avec le ministre chinois d’encourager les entreprises chinoises de respecter les lois et les règlements en vigueur ainsi que les us et coutumes » a annoncé, samedi dernier, Béatrice Attalah.
N’empêche que des cas de déviance se présentent toujours. Maltraitance des employés, délinquance et fraudes fiscales, manquement aux cahiers des charges environnementales et sociétales, tels sont les faits les plus fréquents, à l’actif de certaines sociétés chinoises qui opèrent dans la grande île. En 2014, par exemple, un opérateur chinois a pu éviter un lynchage public à Behoririka après avoir agressé à mort une de ses employées. Mais ces « cas particuliers » selon le ministre chinois des Affaires Etrangères, « ne peuvent pas dissimuler les fruits de la coopération économique entre les deux pays » a-t-il déclaré. Le gouvernement malgache, quant à lui, selon Béatrice Attalah, « a attiré l’attention du gouvernement chinois sur le fait que les entreprises chinoises et les opérateurs chinois doivent s’efforcer de s’intégrer la société malgache pour qu’il n’y ait plus ces malentendus entre les deux communautés ».
Le cas de l’exploitation minière dans la commune de Soamahamanina était le plus flagrant ces derniers mois. Mais il n’a pas affecté les relations sino-malgaches. « La relation entre Madagascar et la Chine est au beau fixe » a déclaré Béatrice Attalah, chef de la diplomatie malgache devant son homologue chinois, samedi dernier. Le cas Soamahamanina est considéré comme « particulier » par le gouvernement chinois. Une manière de dire qu’il n’y a pas lieu d’accuser de tous les maux les Chinois qui investissent dans le pays malgré les quelques attitudes déviantes de certaines entreprises chinoises. Le ministre chinois d’ajouter que si les investisseurs chinois se déplacent « ce n’est pas pour exploiter, ni pour coloniser, encore moins pour discriminer ».