Jirama

Délestage Une occasion pour basculer vers les énergies propres

ATR

Voir le verre à moitié vide ou le verre à moitié plein ? A chaque fois que les délestages reviennent faire la Une des actualités, l’opposition se fait un malin plaisir de rappeler les dires de Hery Rajaonarimampianina trois ans plus tôt lorsqu’il avait dit, alors qu’il était candidat, qu’il règlerait le problème en trois mois.
A l’entame de 2017, les délestages sont toujours présents au grand dam de la population et des dirigeants actuels. Seulement, le Président de la République, loin de fuir ses responsabilités, entend profiter du problème pour mener enfin la Grande île vers la voie de la transition énergétique qu’elle avait dû emprunter depuis longtemps au vu des potentiels qu’elle recèle. C’est dans ce sens que le gouvernement s’est lancé depuis l’année dernière dans ce vaste chantier qui devrait mettre fin une bonne fois pour toute aux délestages mais surtout qui devrait rendre l’électricité plus accessible au grand nombre, plus propre et moins chère. Symbole de cette volonté du Président de tourner la page thermique, le lancement du chantier de la première centrale solaire d’envergure du pays à Ambatolampy. S’en suivront des projets de barrages hydroélectriques.
Hery Rajaonarimampianina a toujours dit dans ses sorties médiatiques que le problème actuel de la Jirama ne date pas d’aujourd’hui. C’est la résultante d’un manque de vision des politiques énergétiques précédentes qui ont préféré miser sur le thermique au détriment des énergies renouvelables. C’est un pari sur l’avenir que le Président est donc en train de faire car la transition énergétique ne se fait pas du jour au lendemain.
Pour sa part, le directeur de la Jirama Nestor Razafindroriaka a expliqué le délestage en trois points. Le premier concerne les problèmes techniques au niveau des infrastructures de production et de transport. Le second, le manque de carburant et le dernier, le problème d’étiage, lié en grande partie à la destruction de l’environnement. A titre d’illustration, il a fait savoir que si en temps normal, le débit d’eau dans la centrale d’Andekaleka est de 50 m3/s, à l’heure actuelle, il n’est que de
12 m3/s.