Antalaha

Encourager les investissements chinois

Coopération malgacho-chinoise – Le ministre chinois des Affaires Etrangères, Wang Yi, a commencé sa tournée en Afrique par la visite de Madagascar. « Cette visite a pour objectif de discuter des modalités pour que Madagascar puisse bénéficier des projets de coopération dans le cadre du Forum de Coopération Sino-Africaine (Fcsa) » a déclaré la ministre malgache des Affaires Etrangères, Béatrice Atallah.

K.B.

Le 7 janvier dernier, le ministre chinois des Affaires Etrangères, Wang Yi a rencontré officiellement le Président de la République malgache, ainsi que son homologue malgache, la ministre Béatrice Atallah. « J’encourage les entreprises chinoises à développer une coopération avec les pays africains, et nous leur demandons de respecter les lois, les règlements, les us et les coutumes locaux, mais également d’assumer leur responsabilité sociétale, de respecter l’environnement écologique, et de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations locales » a déclaré le ministre chinois Wang Yi. En effet, selon ce dernier, Madagascar est « un prolongement naturel de la route de la soie maritime du 21ème siècle » et « le pays africain géographiquement le plus proche de la Chine ». Ce qui en fait un « pays important de l’Afrique de l’Est ». « Cette visite aura certainement des impacts sur les relations économiques avec la Chine car elle envoie un signal fort à l’endroit des gros investisseurs chinois pour entreprendre à Madagascar » a alors noté Béatrice Atallah. Et la coopération, dans ce cadre, comme au sein du Fcsa, a pour devise « coopération gagnant-gagnant basée sur le pragmatisme » souligne-t-elle.
Madagascar : un pont entre la Chine et l’Afrique. Selon la Banque mondiale, « la Chine est aujourd’hui le premier partenaire commercial de l’Afrique et le pays qui investit le plus sur ce continent ». Ce pays entend même « accélérer sa stratégie d’investissements, parallèlement à la mise en place de partenariats resserrés avec les pays africains ». En effet, toujours d’après la banque, « son engagement en faveur de l’investissement pourrait aider de façon significative le continent à renforcer sa résilience et à stimuler son développement économique ».
La relation que la Chine entretient avec la Grande île ne sort donc pas du cadre de coopération que ce grand pays de l’Asie de l’Est entretient avec le reste de l’Afrique. En ce sens que le partenariat porte principalement, comme stipulé dans le plan d’action de Johannesburg pour
la période 2016-2018, sur les domaines de « l’agriculture et de la sécurité alimentaire »,
« du développement d’infrastructures », « des partenariats industriels et de la coopération en matière de capacités de production industrielle », « d’économie océanique », « d’énergie et ressources naturelles », « du tourisme », « de l’investissement et de la coopération économique », « des transports », « du commerce » et « des finances ». Le ministre chinois Wang Yi n’a en effet pas manqué de souligner
que « le développement des infrastructures et de la capacité de production industrielle, ainsi que faire valoir les atouts géographiques et les ressources naturelles particuliers de Madagascar feraient de la Grande île un pont important et un trait d’union entre la Chine et le Continent Africain ».
Toujours en vue de promouvoir l’investissement chinois à Madagascar et obtenir un réel partenariat gagnant-gagnant, un accord a été signé entre le MAE malgache et celui de la Chine. Il s’agit selon Béatrice Atallah de « mettre en œuvre un mécanisme de consultations, une plateforme de discussions sur le plan de l’agriculture, du commerce et de l’éducation ». Ce mécanisme constituerait, selon cette dernière, « un cadre diplomatique qui nous permettrait de travailler dans les normes étant donné que Madagascar est revenu sur la scène internationale ».