Embasadeur

Ambassadeurs malgaches

Les nominations toujours en stand by

R-R. 

Plusieurs ambassades malgaches à l’étranger fonctionnent au ralenti. Elles attendent depuis la fin de la transition la nomination de nouveaux ambassadeurs qui devrait leur donner de nouveaux souffles au service du développement du pays.
« La nomination des nouveaux ambassadeurs va venir incessamment » a réitéré le Chef de la diplomatie malgache, Béatrice Attalah, samedi dernier. Les nominations attendent toujours et ne figurent pas encore dans les priorités du régime. Depuis 2014, le régime relègue le dossier au second plan. Le Président de la République et le ministre des Affaires Etrangères restent évasifs sur la question.
Interrogée une nouvelle fois sur le sujet samedi dernier, Béatrice Attalah n’a livré aucune date précise sur l’éventualité de nominations de nouveaux ambassadeurs qui vont mener dans les différents pays étrangers les offensives diplomatiques dans le cadre d’une perspective de relance de l’économie nationale.
Pourtant, en cette période où le gouvernement compte mener une diplomatie axée sur l’économique et élargir son rayonnement à l’international afin de pouvoir convaincre sur les atouts et les potentialités de Madagascar dans le cadre des investissements privés et publics, la redynamisation des ambassades malgaches à l’étranger devraient figurer parmi les priorités. Le signal a été déjà donné après le rajout dans l’organigramme gouvernemental du vice-ministère auprès du ministère des Affaires étrangères chargé de la Coopération et du Développement. Et aussi, la création d’une nouvelle direction chargée de la Promotion économique et de la Diaspora, au niveau du ministère des Affaires Etrangères. Mais le retard pris dans la nomination des nouveaux ambassadeurs handicape ce dynamisme que le régime veut impulser.
Plusieurs ambassades malgaches sont orphelines de leur ambassadeur depuis la transition. Depuis la chute de Marc Ravalomanana, les représentations diplomatiques malgaches dans plusieurs pays étrangers n’ont jamais connus aucun nouvel ambassadeur. Il s’agit, entre autres, de celles à Washington, à Tokyo, à Bruxelles, à Paris, à Johannesburg, à Alger, à New Delhi, à Port-Louis. Le seul ambassadeur nommé du temps de la Transition était Camille Vital, pour occuper le poste vacant à Genève avant de laisser sa place à Yannick Rajaona. Mais cette dernière a été limogée dès l’avènement de la IVème République. Seuls quatre ambassadeurs, qui sont nommés par Marc Ravalomanana, occupent toujours leurs places respectives depuis presque une décennie, et qui n’ont jamais été suspendus ni limogés depuis la chute de l’ancien président. Il s’agit notamment de Constant Horace à Montréal, de Victor Sikonina à Pékin, d’Auguste Paraina à Dakar, et de l’inamovible Zina Andrinarivelo-Razafy à New York.