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ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET RECHERCHE SCIENTIFIQUE

L’année 2016 a été le tremplin vers le système LMD

Basés en 2016 sur la devise « L’enseignement supérieur et la recherche scientifique est le tremplin vers le développement durable », les objectifs du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESuPReS) ont été orientées par trois directives : amélioration de l’Enseignement supérieur par le biais du Système Licence-Master-Doctorat (LMD) ; consolidation de la recherche scientifique en tant qu’outil de développement et raffermissement de la sérénité et de l’apaisement au sein des établissements afin d’harmoniser la vie estudiantine. Des moyens ont été mis en branle pour les rendre effectifs. C’est d’abord la mise en place de la Stratégie Nationale de l’Enseignement Supérieur. C’est ensuite la publication du Plan Directeur de la recherche. Et c’est enfin, l’organisation des Universiades.

La Stratégie Nationale de l’Enseignement Supérieur découle de l’atelier national co-organisé avec les partenaires techniques pour opérer un bilan de la mise en place du Système LMD visant l’employabilité des diplômés issus de l’Enseignement Supérieur, gage de son adéquation avec le marché du travail. Le Plan Directeur de la Recherche régularise les objectifs de la Stratégie Nationale de la Recherche en matière d’agriculture, de sécurité alimentaire et nutritionnelle ; de la santé et la biodiversité ; de l’énergie renouvelable et de l’environnement et du changement climatique. Les Universiades ont servi à raffermir
les liens entre les étudiants, le personnel administrait et technique et les enseignants-chercheurs des Universités via la culture et le sport.

Les réalisations se résument, dans leur nature, sous deux aspects. D’une part, celles relatives à l’enseignement supérieur et démontrant les résultats des formations et autres examens sous l’égide du ministère. Et
de l’autre, celles qui émanent de la recherche scientifique dans toutes ses portées usuelles et universalistes.

En 2016, l’enseignement supérieur à Madagascar peut alors s’enorgueillir, via le verdict du Conseil National Universitaire et de Recherche Scientifique (CNURS) de disposer de 12 enseignants-chercheurs ayant obtenu le grade de Professeurs Titulaires ainsi que d’un nouveau Directeur de Recherche. La Commission Nationale d’Habitation a, par ailleurs, rendu public la liste de 94 offres de formation agréées dont 48 sont issues du secteur privé. La Commission de Référence pour les Formations Médicales a publié le décret unifiant le concours national pour les Paramédicaux. La Commission Nationale d’Accréditation a octroyé 2 accréditations au bénéfice de l’enseignement privé et une autre au secteur public.

Les résultats du Baccalauréat 2016 ont agrémenté ce bilan avec ses 47, 74% de réussite en Bac technique et 42,28% en Bac général pour une moyenne de 42,57% de nouveaux diplômés issus de 270 centres d’examen pour 177.686 candidats.

En sus des résultats de recherche issus des 9 centres sous la tutelle du ministère, la Recherche scientifique malgache en 2016, s’est aussi distingué par les travaux de la Direction Générale de la Recherche Scientifique.

En premier lieu, on peut citer les quatre plans directeurs de la recherche pour une durée de 5 années annoncée officiellement en juillet à l’Akademia Malagasy. C’est également la Semaine de la Télédétection organisée à Ankatso avec un comité intersectoriel regroupant le secteur privé et les chercheurs nationaux comme internationaux, en octobre 2016. C’est ensuite l’accord de partenariat avec le groupe Telma pour l’utilisation du télescope géant d’Arivonimamo dans le domaine de l’Astronomie de concert avec les Sud-Africains et le programme SKA (Square Kilometer Array).

Et surtout la participation du ministère dans le cadre du XVIème Sommet de la Francophonie à Antananarivo, via 4 événements distincts : la « Chimie verte » ayant fédéré le MESuPReS, l’Agence Universitaire Francophone, l’IRD, le CIRAD, l’Université d’Antananarivo, de la Réunion, de Montpellier et de Maurice autour de l’utilisation de l’énergie préservant l’environnement ; la rencontre entre les chercheurs nationaux et ses partenaires techniques sous la coordination du ministère, de l’IRD, du CIRAD et du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris à l’Akademia Malagasy ; la réunion des « élites » malgaches au Colbert et la rencontre sur les Objectifs du Développement Durable à l’Alliance Française d’Antananarivo.

Il faut citer dans la foulée, en juillet 2016, le sommet africain sur la recherche vétérinaire (ou PANVAC – Pan African Veterinary Vaccin Centre). Tout comme, il faut distinguer la médaille d’or de l’Institut Malgache des Vaccins Vétérinaires (IMVAVET), octroyée en septembre par l’« l’International Gold Star for Quality Award » de Genève en matière de production de vaccin animal. C’est aussi l’organisation par le ministère en association avec le ministère sud-africain des Sciences et de la Technologie de la SARIMA (Southern African Research and Innovation Management Association).

Et enfin, la mise en place de la Fabrication Laboratory (ou FAB LAB) au sein du Centre d’Information et de Documentation Scientifique et Technologique (CIDST) à Tsimbazaza avec l’appui financier de l’Union Européenne, la participation du MESuPReS à la réunion internationale sur l’énergie nucléaire en septembre ainsi que la réhabilitation du CNRO (Centre National de la Recherche Océanographique) de Nosy-Be sont toutes à mettre à l’actif du ministère au cours de l’exercice 2016.