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Mgr Pietro Parolin Le Secrétaire d’État de Vatican au pays le 26 janvier

R.R

Les catholiques seront à l’honneur. 28 ans après une visite pontificale à Madagascar, un autre mastodonte de l’Eglise Catholique Romaine sera dans nos murs d’ici 20 jours. Le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’Etat de Vatican, sera en visite officielle à Madagascar du jeudi 26 janvier prochain et quittera le pays le mardi 31 janvier.
Le cardinal Secrétaire d’État, Pietro Parolin, premier collaborateur du Pape dans le gouvernement de l’Eglise catholique romaine dans le monde entier, est attendu au pays d’ici deux semaines. Sa visite est déjà confirmée par la Nonciature Apostolique, la représentation diplomatique du Saint-Siège. Du 26 janvier prochain jusqu’au 31, Monseigneur Pietro Parolin sera donc à Madagascar. Depuis le passage du Pape Jean-Paul II à Madagascar en 1989, ce séjour du cardinal Pietro Parolin est la seconde visite officielle d’une autre grande figure de l’Eglise catholique dans le pays, en l’espace de presque trois décennies.
Dans le cadre de ce passage historique du Secrétaire d’Etat de Vatican, les sujets qui intéresseront alors les catholiques à Madagascar seront, non seulement, ceux relatifs aux béatifications des exemplaires hommes et femmes de l’Eglise catholique malgache qui ont marqué son histoire, mais aussi celui de la nomination du nouveau cardinal malgache. Car feu cardinal Gaetan Razafindratandra, décédé en 2010 n’a pas encore de successeur.
La visite de ce prélat catholique, qui s’occupe de la diplomatie pontificale, au pays marquera le renforcement de la coopération diplomatique entre Madagascar et le Vatican. Cinq jours de suite passés sur les terres malgaches seront synonymes d’une relation diplomatique toujours au beau fixe entre les deux pays. Vatican compte des millions de fidèles dans le pays et l’Eglise catholique est toujours cette institution à qui les régimes successifs ont su entretenir une relation prudente.
Dans l’échiquier politique national, l’Eglise catholique romaine a toujours été un acteur important, surtout pendant les temps de crise. Durant ces crises politiques qui ont secoué le pays depuis son indépendance, l’Ecar n’a jamais été indifférente et s’immisce dans l’intermédiation dans le cadre des différents tours de négociations de sortie de crise. En 1991, le poids de l’Eglise catholique au sein du Conseil œcuménique des Eglise chrétiennes dans le cadre des pourparlers de sortie de crise a beaucoup pesé pour orienter la direction du dénouement de la crise. En 2001, le rôle joué par l’Ecar a beaucoup compté dans la résolution de la crise post-présidentielle de 2002. En 2009, les « cathos » ont beaucoup influencé le mouvement qui a précipité le départ de Marc Ravalomanana du pouvoir.
L’Ecar est aussi très active dans les œuvres sociales à travers les 21 diocèses de l’épiscopat malgache. Dans ce domaine, l’Eglise catholique reste parmi les organisations qui sont les plus représentées sur tout le territoire national, et figure dans le peloton de tête dans la liste des donateurs les plus généreux dans le domaine social. Soutien au plus démunis, insertion professionnelle, habitat, conservation de la biodiversité, propriété foncière, bonne gouvernance minière, gestion des risques et catastrophes, éducation, telles sont, entre autres, les questions qui intéressent beaucoup les organisations associatives catholiques.